Diégèse  mercredi 17 novembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 5 janvier 1980
"La gageure, l'acrobatie, c'est alors de dire non au livre au moyen d'un livre."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Si j'accepte que l'écriture se donne un rythme et, ici, le rythme est donné par la succession des jours, alors je dois accepter aussi qu'il y ait des changements de rythme et même des pauses, des silences. Ce serait alors le temps de l'entracte, dans le cours de la représentation. Cependant, souvent, ce temps de l'entracte est marqué, non par un silence, mais pas un mot : entracte.
Est-ce que Mallarmé souhaitait vraiment "dire non au livre au moyen d'un livre" ? Ne s'agit-il pas plutôt d'accomplir pour l'écriture ce que les plasticiens ont accompli depuis longtemps. Que dire aux lecteurs ? Vous voulez que l'on fasse des livres pour vos bibliothèques comme vous vouliez des peintres pour les murs de vos salons. Eh bien non.
Je range le paysage et les arbres un à un. Je place la rivière à tes pieds et le ciel en apogée.







2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000

Et tu te souviens de quoi ?
Et ce serait quel temps, le temps de l'entracte, pour l'auteur ?
Je crois que personne n'a de sens commun...

... près de Cinisi parmi les corps couchés. ... avec le silence qui gagne. ... aux grands froids de la ville, aux grands froids de ma vie.