Diégèse  lundi 22 novembre 2010
Le texte en continu

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2010




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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 12 janvier 1980
"Le choix de la forme constitue bien une épreuve, la première, et une épreuve grave,
car cette épreuve engage, je dirai, ce que je crois... Ce que je crois."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Qu'est ce que le temps littéraire ? Comment prend-il forme dans le texte ? Par l'attente. Le temps qui passe n'est jamais que le temps de l'attente. C'est dans l'attente que le temps de la diégèse, le temps du récit, rejoint le temps du lecteur, le temps extra-diégétique. C'est ainsi dans le temps de l'attente que les personnages et les lecteurs peuvent se rejoindre. C'est dans le temps de l'attente que se forge le mystère de l'identification.
Si, avec Barthes, "le choix de la forme engage ce que je crois", je peux supposer que la proposition est bijective et qu'ainsi, ce que je crois peut se révéler à l'observation de la forme que j'ai choisie. Alors, si je considère la forme de "Diégèse", je peux en déduire que je crois à l'orgueil de l'humilité. C'est en cela que l'écriture procède de la mystique.
Je vais ranger les textes et je vais ranger les fragments, ligne à ligne pour mieux attendre encore.





2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
... dans l'enlisement permanent du temps. Le souvenir et l'oubli.
Alors, j'ai le temps, j'ai tout le temps. ... les signifiants et les signifiés, comme des êtres autonomes, utilisent les humains pour se rapprocher, pour se coller les uns aux autres... Dieu nous a inscrits dans le temps qui passe.

... espérer comprendre le temps qui passe...  ... ce sont les préparatifs de ton attente qui me font pleurer.