Diégèse  mardi 23 novembre 2010
Le texte en continu

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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 5 janvier 1980
"Retenez bien la formule, je vous prie : 'le livre, architectural et prémédité",
"architectural et prémédité", ou encore "un livre qui soit un livre",
ou encore "le livre persuadé au fond qu'il n'y en a qu'un tenté
à son insu par quiconque écrit.'' (à propos de Mallarmé)


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Le texte a cette naïveté de penser que, ralentissant les personnages, il ralentit le temps. Il pourrait bien aussi avoir cette autre naïveté de penser qu'en donnant la tristesse aux personnages, il s'exonère lui-même, en temps que texte, de la tristesse et, au delà, d'une certaine médiocrité comme si, les textes avec de la tristesse, avaient moins de chance d'être mauvais que des textes avec de la joie, avec du plaisir. C'est bien sûr une illusion. Il y a de très mauvais textes pleins de tristesse.
L'idée qu'il n'y aurait qu'un seul livre et que tout livre serait une tentative d'accéder au Livre est une idée plaisante qui justifie a priori et après coup l'imperfection du livre même. J'écris pour atteindre ce que je sais d'emblée ne pas pouvoir atteindre, ce dont je sais d'emblée que cela ne sera pas atteint. C'est cela, la mystique de l'écriture.
Il y a tant à attendre pour tant t'aimer. Il y a tant à attendre que je n'aurai pas assez à ranger, de mots, de phrases, de paragraphes et de fragments. Il y a plus à attendre pour tant t'aimer que jene pourrai l'écrire.



2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je m'exerce à ce mépris de la mémoire. Moi je ne me souviens plus.
Il n'y a donc plus d'angoisse dans le silence.


... et il faudrait monter encore, encore doucement, sans peine, juste en essuyant les larmes. Mais ce n'est pas la vie, cette tristesse qui s'épanche à toutes les lignes de ces fichiers informatiques qui ressemblent à des textes. Je ne pensais pas plus à toi qu'à personne quand je suis entré dans ce café et c'est à toi que je pense maintenant.