Diégèse  jeudi 25 novembre 2010
Le texte en continu

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2010

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 12 janvier 1980
Mallarmé, à propos de l'œuvre : "Je l'ai contemplée,
sans extase comme sans épouvante,
et fermant les yeux j'ai trouvé que cela était."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens la distance, qui est cette distance que le texte pose entre rien et rien, entre deux souvenirs estompés. Mais le texte continue à poser ses bornes régulières. Mais le texte continue à fixer des destinations qui depuis longtemps sont détruites. Détruites et disparues.
De l'œuvre, Mallarmé dit qu'il l'a contemplée mais que c'est ensuite, fermant les yeux, qu'il a trouvé que cela était. Ainsi, l'œuvre pourrait être comparée à une image lumineuse dont on distingue presque mieux les contours en fermant les yeux par la persistance rétinienne. Mais ce que dit aussi Mallarmé, c'est que c'est en soi qu'il faut chercher l'existence de l'œuvre et qu'il s'agit alors de foi, d'une expérience mystique.
Je les regarderai avec l'insistance d'un condamné, les mots, les phrases et tes souvenirs rangés.








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Mais je sais que je n'y parviendrai pas parce que tu n'es pas dans cette histoire-là et que je devrais alors renoncer à t'évoquer, parfois, dans le soir sicilien... ... comme si tu te souvenais enfin.




... une Sicile imaginaire qui ne me dirait rien d 'autre que ton amour tendu, là, soupirant avec la vie... ... et tu es là, dans une distance folle. Et si je t'aimais et le cadeau que je te donnerais te dirait que je t'aime.