Diégèse  dimanche 28 novembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 12 janvier 1980
"Et donc malaise qui me prend, à moi personnellement,
lorsque j'ai l'impression que certains auteurs ou certains êtres
disent des choses intelligentes, certes, mais intelligentes par hasard."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens qu'il faut faire attention avec les mots, qui sont toujours la forme de la précarité de la vie, précarité douce ou précarité terrible. Il faut faire attention avec les mots car ils sont le sommeil de la mémoire, précipités solides dans le flux aérien du souvenir d'un amour.
Barthes évoque le malaise qui le prend face à "l'intelligence par hasard". Dans la conversation, le même phénomène, qui entraîne un malaise plus grand encore, peut se produire. Soudain, je dis quelque chose de banal, d'à peine formulé et l'autre s'enthousiasme. Le plus souvent, il s'agit d'un malentendu. Parfois, c'est le début d'une histoire.
J'ai donc rangé tous les mots. Je ne sais plus rien de ce qui se dit. Il y a encore quelques images bleutées, une fin, presque.






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Je ne sais pas bien ce que j'ai écrit jusqu'à présent et je n'ai plus beaucoup de temps. Il y avait des images et des mots qui représentaient ta mémoire.
Je ne sais pas quel est le pouvoir de mots écrits vite, des mots précaires, aussi précaires que des images. Il faut faire attention avec les mots et  les chansons.

... et je vais m'endormir ainsi... ... je ne sais plus rien de ce qui se dit. Je te donnais rendez-vous, sans lieu, sans heure et c'est la seule force de l'attraction amoureuse qui nous réunissait.