Diégèse  vendredi premier octobre 2010
Le texte en continu

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2010




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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Je vaux mieux que ce que j'écris n'est pas une bonne formule.
Il faut dire d'une façon plus cynique et plus triviale : je vaux plus que ce que j'écris.
Non pas mieux, mais plus. C'est une question de quantité."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que l'auteur d'un texte où il pose des personnages devient, dans le meilleur des cas, un prestataire au service de ces personnages. Pour eux, il doit être disponible. Il doit les emmener, les ramener, les suivre et parfois les laisser se reposer puis les reprendre et les laisser encore et cela, indéfiniment dans l'espace clos du texte, comme on fait pour soi même, indéfiniment, dans l'espace clos de la vie.
Si, avec Barthes, "je vaux plus que ce que j'écris", c'est donc que j'admets que je vaux quelque chose car si je pense, au contraire, que je ne vaux rien et que ce que j'écris ne vaux rien, l'équation proposée par Barthes, arithmétiquement, ne fonctionne pas, ne fonctionne plus. "J'écris donc je vaux" n'est valide que si je peux admettre que je vaux, encore, quelque chose.
En ton absence je perdrai de la valeur. En ton absence je gagnerai de la valeur. Je perdrai la valeur de t'aimer, gagnerai celle de t'aimer. En ton absence, je ne saurai plus rien des calculs de l'amour et je ne saurai plus rien des calculs de ma vie.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je suis un prestataire à peine particulier. Il ne se souvenait de rien...

Il n'y a que le savoir vivant, le savoir pour les vivants. ... asymétrie entre sensation et existence...
... un peu de mer, quelques bateaux proches, une épreuve passée, le passé.
J'ai envie de crier le soir...