Diégèse  samedi 2 octobre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Si j'écris que je vaux moins, et bien par là même,
parce qu'il y a écriture, je déclare que je vaux plus."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Si je me souviens, je me souviens de personnages investis dans des scènes qui débutent et qui finissent formant un récit accompli. Je me souviens alors de moi, de moi aussi dans ces scènes de vie et j'ai l'allure d'un personnage comme tous les protagonistes de cette scène. C'est ainsi que par le récit, puis l'écriture du récit, le passé devient une fiction.
Pour Barthes, l'écriture, bien que déceptive, agit comme une promesse de salut. Si "j'écris que je vaux moins", qu'ainsi je m'abaisse, qu'ainsi je m'humilie, le fait que je l'écrive, que je passe en écriture suffit à revenir vers l'excédent de soi qu'un croyant considère comme sa part de mystère, sa part divine. Pour Barthes, sans en prendre jamais le nom, l'écriture est une assomption.
En ton absence, je me souviens de toi. Je me souviens des premiers moments et des moments passés et d'autres moments qui me font douter que je me souviens, que je me souviens vraiment d'autres moments que les moments de ton absence.



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Les personnages ont beaucoup en commun avec ce que l'on appelle les êtres humains. Il y avait toujours ces raisons de douter.
... si nous sommes des personnages rêvés, est-ce que nous pouvons rêver la beauté ?
J'ai pourtant une autre raison de douter...


Je me rappelle bien les premiers moments passés...