Diégèse  lundi 4 octobre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Quoi que j'écrive, il y a un reste, qui est extensif à l'écriture,
un reste que je n'ai pas dit, que je n'ai pas su dire,
que je n'ai pas pu dire, et ce reste, c'est ma valeur entière."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Plus les personnages géographiquement s'éloignent du lieu supposé de la narration, qui est le lieu de l'auteur, qui est le lieu de l'écriture, plus ils m'apparaissent nets, autonomes, indépendants. L'effet de distance que donne, par exemple, leur présence à Ankara, fonctionne vraiment comme un effet de distance, de la même façon qu'après la première jeunesse, on doit éloigner les pages du livre pour en distinguer les caractères, pour lire.
Que serait "le reste" en écriture ? La pratique de "Diégèse", par l'hypertexte, met cela en scène, car chaque jour, je fais bien ma tambouille textuelle avec les "restes" des années précédentes, avec, de préférence, ce qui n'a pas encore été réutilisé. Il y a ainsi des jours passés pour lesquels tout ce qui a été écrit a déjà été passé au ragoût de l'hypertexte. Et puis il y a des jours dont je n'avais rien pris, comme on ne peut rien prendre après une indigestion. Parfois vient une inquiétude. Que ferai-je de ces jours passés quand j'aurai utilisé tout leur texte ?
Et si je me rappelle la Turquie avec toi, je ne me souviens de rien. Une maison vide, peut-être. Une chambre improvisée, peut-être. Une certaine inquiétude, peut-être et le manque.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Il reste le texte. On éteint la lumière et l'on ne dort pas.
Que savent les personnages de l'auteur ?


Je redécouvre la grande ville turque, me rappelant parfois les jardins qui pleurent l'hiver sous le gel. Il y a des saisons, des temps pour aimer davantage... ... et je savoure la douceur de l'automne retrouvé...