Diégèse  jeudi 14 octobre 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Classiquement, on appellerait cette croyance, peut-être, de l'orgueil.
Et il y a un orgueil de l'écrivain et cet orgueil est un primitif...
un primitif de l'activité d'écriture."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Il y a bien quelque chose de très rassurant, de rassérénant dans un projet d'écriture qui ne se terminerait pas, c'est qu'il ne se terminerait pas. C'est évident mais il en est ainsi que les tropismes les plus évidents sont aussi les plus efficients.
L'orgueil de l'écrivain est bien souvent l'orgueil du livre, qui va avec l'orgueil de la bibliothèque et qui est souvent l'orgueil de son nom écrit quelque part, cet orgueil attrapé à l'école avec les premiers cahiers à son nom, les premières étiquettes et surtout l'engouement soudain des adultes à l'idée que l'on sache écrire son propre nom, après avoir écrit maman et papa, avec trois jambes pour le "me" de maman. Il est là "l'orgueil primitif" de l'écrivain.
Et si tu venais vers moi je ferais semblant d'ignorer le désir, encore, ce désir ignoré tant de fois.








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Je reprendrai les mêmes routes. Et qu'en est-il du silence, la nuit ?
... c'est comme un peu plus de responsabilité, encore un peu plus de responsabilité dans l'écriture, dans cette écriture qui n'assume pas de responsabilité, d'autre responsabilité que de se faire chaque jour, que de s'écrire chaque jour et de rester dans un état non fini...



Je te rejoins, avec du rire et du rire encore de toi... ... et j'ai feint d'ignorer encore une fois le désir.