Diégèse  lundi 25 octobre 2010
Le texte en continu

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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Mais disons que parmi vous il y en a peut-être qui n'écrivent pas,
qui ne sont pas dévorés par ce vice de l'écriture,
Alors, est-ce que ça peut les concerner ?
Eh bien, je ne sais pas."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Il arrive que l'on dise d'un artiste, d'un auteur, d'un comédien, qu'il se met en danger. L'expression prend alors une valeur positive car il semble admis que l'art et le danger sont intimement liés. Quand un personnage est en danger, c'est le plus souvent qu'il est dans une situation dangereuse dans l'ordre de la fiction. Ainsi, James Bond est-il souvent en danger sans que son auteur le soit jamais. Qu'est-ce qui ferait qu'un personnage se mette artistiquement en danger ? Je n'imagine rien d'autre qu'une sortie de texte, plus ou moins brutale et potentiellement fatale.
Barthes annonce qu'il s'adresse à celles et à ceux "dévorés par ce vice de l'écriture" et doute même que son cours puisse concerner celles ou ceux qui n'écriraient pas. Dès lors, à qui s'adresse le texte ? Peut-il s'adresser à celles et à ceux qui ont le vice de la lecture ? Car ce vice existe aussi et je croise dans les transports en commun des femmes et des hommes qui s'y adonnent passionnément. Non. Le texte littéraire fait semblant de chercher son lecteur quand il ne s'adresse jamais à personne, à personne en particulier ou ce serait une lettre, à personne en général ou ce serait de la propagande.
Et je ne sais pas, et je ne me demande pas et je n'appelle pas le passé et je n'appelle pas. Et je garde quelques images poisseuses de souvenir.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je crois que j'étais amoureux. Je ne sais pas ce qu'est le texte...
Il n'y a aucun danger pour les personnages. Je ne connais pas son nom. Je ne suis pas d'accord pour que l'on donne un nom aux cyclones, aux ouragans, à toutes les tempêtes.


Que fais-tu de ces textes maintenant... Tu te souviens des collines douces qui accueillaient les arbres sous lesquels nous aurions voulu nous reposer.