Diégèse  vendredi 29 octobre 2010
Le texte en continu

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2010




hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 5 janvier 1980
"Et après tout je me définis ici par mon plaisir, par mon désir d'écrire,
et de ce point de vue là, je suis l'égal effectivement,
chacun de nous est l'égal de Flaubert, de Proust ou de Mallarmé."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que si j'évoque un paysage, le fragment d'une ville, une destination, je fais marcher la fonction poétique du langage. Pour autant, il s'agit bien d'un paysage, de ce fragment de ville, de cette destination sans effet de métaphore, sans effet de symbole. C'est seulement que les noms de ville sont des sortes de précipité poétique. Et il suffit d'écrire "Je suis arrivé hier à ..." pour que s'ouvre l'imaginaire.
Quoi que j'écrive et quelle que soit la qualité ou l'approbation de ce que j'écris ou de ce que j'écrirai je dois me résigner à ne pouvoir atteindre pour les textes que j'écris, ou alors trop brièvement, la position de lecteur. Pour moi même, mon texte peine à faire texte. Si je parvenais à lire ce que j'écris je pourrais commencer à envisager d'écrire des formes continues, quand bien même la perspective de lire un texte de moi qui ferait cent vingt pages m'épuise par avance. Je m'en sens bien incapable. Non de les écrire mais de les lire et de les relire.
Et puis je vais faire voyager le souvenir de toi vers d'autres villes banales dont il sera, chaque nuit, le rêve de la nuit.



2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je vois le ciel, bleu, du même bleu qu'il y a en moi... Nous sommes, pour ce texte, sans références.
Je connais quelques personnages que les références ont tués.


Je suis arrivé à Brindisi, Albanais de mon voyage ... les rives qui longent le grand fleuve presque immobile... Entre l'Irak et moi, il y avait tout ce matelas de temps.