Diégèse  mardi 7 septembre 2010
Le texte en continu

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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"Assis paisiblement sans rien faire le printemps vient et l'herbe croît d'elle-même."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
"J'aimerais bien avoir une histoire." Parfois, une variante, qui est certainement plus ancienne : "J'aimerais bien avoir une aventure." L'histoire d'amour est donc d'abord une histoire, c'est à dire une fiction. Quel serait alors l'amour qui ne se dirait pas, qui ne s'écrirait pas, qui ne se prierait pas ? Une débauche brève et parfois violente.
Avec le haïku, Barthes faisait l'expérience du "tilt", de la rencontre soudaine, du coup de foudre, d'un concentré d'histoire. Avec le Tao, c'est l'expérience du nul. Il n'y a rien à dire, rien à écrire, il ne se passe rien, je ne fais rien, je ne suis rien dans un univers qui lui même n'existe en rien.
En ton absence, je ne m'arrêterai pas aux saisons.






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J'ai ainsi arrêté de commercer avec les fictions, de créer des fictions et d'entrer dans les fictions des autres. Puis il y a le texte, incertain toujours.
Le texte est toujours au bord de la rupture, non pas de la rupture métaphorique, c'est à dire comme un couple qui serait au bord de la rupture, mais au bord d'une rupture textuelle, syntaxique et lexicale, de la ligne textuelle qui se rompt, qui se brise. L'histoire des lieux de vacances est diluée dans les vacances.

Encore une fois, je saisis l'étrangeté du voyage...
C'est le soleil que j'ai cherché en toi.