Diégèse  vendredi 10 septembre 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"Alors évidemment le rhapsodique éloigne l'objet,
magnifie la tendance et magnifie l'écrire."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Parmi les personnages apparus en 2006 et revenus en 2008 et en 2009, il y a Gustav qui est encore l'esquisse d'un personnage et dont l'argument principal est d'être sans souvenir particulier du récit de son passé ou bien encore sans souvenir de son passé comme récit. Il s'agit donc d'un personnage qui s'insère dans une trame narrative d'emblée délitée et qui, littéralement, ne peut pas faire récit. Il s'agirait donc d'un paradoxe.
Il en irait alors, selon Barthes, de l'écriture comme de la passion amoureuse. Il y aurait l'amour et l'objet d'amour. Si j'éloigne l'objet d'amour, par l'absence, l'éloignement, le fantasme et donc la littérature, je magnifie l'amour sans objet, l'amour comme tendance et par conséquent l'amour comme mystique indéfinie.
En ton absence, je ne raconterai rien. Je ne tenterai pas le récit de ton absence, qui restera dans le creux du manque, sans images et sans mots.



2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je peux remplacer ma mémoire évanouie par un peu de la mémoire du monde, et pleurer avec les autres. Je ne te vois toujours pas...
Et puis, ils vont faire et puis ils vont dire ce qu'ils veulent, comme ils veulent.



Je t'observe avec beaucoup d'insistance, me demandant comment je peux aimer autant chacun de tes gestes. Comment sais-tu que tu me manques ?