Diégèse  dimanche 12 septembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Pour Sartre, donc, une fois mort, on n'existe plus, on n'existe plus, que par l'autre."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
C'est sans doute à cause du 11 septembre 2001 que, depuis, les 12 septembre sont l'occasion d'une légère méditation littéraire sur la vie, sur la mort. Ainsi, je suis en vie parce que je me souviens que je suis en vie. Sans mémoire, sans conscience, c'est l'autre qui définit que je suis en vie, sans que cela puisse prendre sens pour moi, sans mémoire, donc sans vie. Ce rapport intime de la mémoire et de la vie, qui n'est pas le rapport de la conscience et de la vie, est à l'œuvre dans la maladie d'Alzheimer. Qui vit quand cette maladie est là ?
Si, après Barthes et Sartre, je n'existe plus, une fois mort, que par l'autre, c'est donc qu'en aimant avec passion, ce que j'expérimente, c'est bien la mort, justifiant ainsi le mot même de passion.
En ton absence, je n'ai aucune certitude que j'existe pour toi, je n'ai aucune certitude que je vis.



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À chaque instant, il n'y a que la vie...
Je ne me souviens plus et puis je me souviens.
... ce corps de peine et de plaisir qu'il expérimente malgré lui...
Le doute viendra avec le soir. ... au bout du temps de mes sentiments...