Diégèse  lundi 13 septembre 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Je dirai que je m'estime fondé à communiquer ici quelque chose qui est de l'ordre de l'intime,
mais pas quelque chose qui est de l'ordre du privé."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que l'automne est l'automne et qu'il apporte des pensées mortifères qui conduisent à s'interroger sur la mort. Et puis il y a eu ce 11 septembre qui entache désormais ce presque automne, cette froidure dans le temps encore doux. Ce serait cela, l'écriture, approcher au plus près ce que pourrait être une expérience ontologique de la mort,sans mourir.
Le projet "Diégèse" est aussi celui-là : travailler sur l'intime et non sur le privé, et c'est en cela qu'il rejoint le travail de Barthes, qui lui même rejoint Proust. Dans La Recherche, sous des allures d'affaires privées, sous des péripéties d'affaires privées, on ne trouve que de l'intime. L'affluence aux cours de Barthes le samedi matin était l'affluence de ceux qui voulait entendre les articulations de l'intime sans les remugles du privé et quand, après sa mort, dans Incidents, on a publié le privé de cet intime qu'il déroulait pendant ses cours, on a découvert un privé pathétique, émouvant dans son désespoir mais d'une valeur littéraire moindre que celle du cours de l'intime.
En ton absence, je chemine du cheminement qui va de ton absence et rejoint ton absence, de ce cheminement de vie qui ne sait rien de la vie.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Le monde ne parle pas de la mort. Mais tu gardes le projet de retrouver des souvenirs, qui peuvent être allés n'importe où.


... à la fois chose qui pense et chose, chose posée, parfois prise puis délaissée...
Il n'y a plus rien à voir... Dans tous ces corps, dans toutes ces fictions, il y avait mon désir écartelé, éclaté en milliers de morceaux qui se défont. C'est un babil qui ne cesse pas, qui continue de dire la vie, le temps...