Diégèse  mercredi 15 septembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Vouloir écrire c'est accepter à un certain moment d'être dans la position du mort"


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Parmi toutes les métaphores, qu'il faut abandonner, les métaphores météorologiques sont les plus communes et cependant les plus délétères. Ce seront donc elles qui seront lâchées en premier. Il n'y aura plus de jeunesse au printemps. Il n'y aura plus d'automne de la vie. Il n'y aura plus l'hiver de l'amour. Il n'y aura plus tout cela.
Ce serait quoi "la position du mort" ? Barthes, dans son cours, propose aux auditeurs d'interpréter cette expression de toutes les manières possibles...  Il ne faudrait donc pas se laisser impressionner par le terme "mort", qui agit ici comme une métaphore. "La position du mort", qui serait celle de l'écrivain, c'est la position de celui qui, au sein du texte constitué, n'a plus aucune possibilité d'agir. C'est la position de celui qui ne peut même pas le lire.
En ton absence je scruterai les saisons, sans bouger. En ton absence, je ne dirai rien des saisons, sans jamais bouger. En ton absence, des saisons, je ne ferai rien.




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Les rues ne me disaient rien de plus que ce début d'automne sous la pluie. Entre le soleil et la pluie, ce n'est pas la guerre.
Le temps de saison est de saison, comme on imagine l'automne et il est alors rassurant d'avoir abandonné les métaphores, définitivement.
... parce que je les perçois mieux par le sens, d'où elles semblent parvenir à l'imagination par l'intermédiaire de la mémoire...
Le soir, l'humidité revient en vague...