Diégèse  vendredi 17 septembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Mon imaginaire n'est pas psychologique.
Je ne me projette pas dans l'image d'écrivain reconnu.
C'est un imaginaire désirant. C'est un imaginaire amoureux.
C'est précisément un imaginaire qui cherche à s'identifier.
Ça n'est pas une paranoïa."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Je choisis parfois des phrases, je choisis de les retenir, de les garder, de les mettre en évidence, pour m'en débarrasser, car je les trouve ennuyeuses, parce qu'elles me gênent. Elles sont parfois impudiques, et, par là, toujours un peu insincères, un peu forcées, un peu posées. Je choisis ces phrases pour les oublier. Et je t'embrasse encore. Et je sais que j'aurai aimé.
Quand j'écoute Barthes, je suis toujours attendri, ému presque, par ses hésitations - ici sur le mot "imaginaire" - et je n'imagine pas que ces phrases puissent être prononcées dans un autre temps que celui de la fin des années 1970. Quand Barthes parle, je suis en 1979, le ciel est de 1979, les couleurs sont de 1979 et les odeurs parfois. À la télévision, Fruité c'est plus musclé.
En ton absence, je remonte le temps. Je revois la lumière des jours où tu n'existais pas, où je n'existais pas, comme dans une chanson des années 70.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000

Le sens s'échappe toujours.
Ce n'est pas un jeu.
... et je mesurais ces biens par un certain sentiment de plaisir, et les maux par un sentiment de douleur. (Descartes) Ce qui fait que le lendemain est irisé se lit parfois dans le soleil.
Et je t'embrasse encore. Je sais que j'aurai aimé.