Diégèse  samedi 18 septembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Eh bien je dirai : oui, en un certain sens, je me prends pour un écrivain."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Je retiens que le souvenir que j'ai de moi n'est pas plus précis, n'est pas plus clair et n'est pas plus éclairé, et n'est pas plus éclairant, et ne me sert pas davantage pour avancer, pour avancer seul, que le souvenir flou, que le souvenir flouté que j'ai de toi, que, doucement, j'ai de toi.
Barthes, en un certain sens, se prend pour un écrivain. Je ne me prends pas pour un écrivain. Je suis seulement "diégéseur".
En ton absence, je prendrai des mots avec moi et je les placerai sous ton image. En ton absence, je chercherai des mots pour toi, qui remplaceront ton image. En ton absence, les mots que je trouverai ne pourront recouvrir ton corps.







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Je pourrai chercher à te rencontrer et je pourrai faire mieux encore. C'est pour cela que tu ne te souviens de rien.
Il me semble évident que les personnages avancent seuls. Les rues, les cours, les gens qui passent, les voitures, les enfants, les animaux, surtout des chiens, des oiseaux, surtout des pigeons, mais les pigeons sont des animaux. ... je sentais aussi en moi la faim, la soif et d'autres appétits de ce genre... Je te regardais faire. ... avec des immeubles qui portent un rêve déchu...  Je ne sais plus rien de toi, qui marche dans des rues qui me restent inconnues... Je ne perçois aucune trace d'émotion.