Diégèse  dimanche 19 septembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 15 décembre 1979
"Supposez, supposez, un film pornographique. Supposez une salle de cinéma pornographique."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que, quel que soit le jour de la semaine, les jours de septembre ont la qualité particulière de septembre, le mois voluptueux, quand les corps, remis des fatigues estivales commencent à se blottir, sentant le froid dans la douceur persistante. Septembre à l'odeur de poivre.
J'ai depuis longtemps l'intuition que pour mieux percevoir la subtilité des ressorts narratifs, de la diégèse, du rapport entre le narrateur, l'auteur, les personnages, le lecteur-spectateur, il est utile, il est efficace et parfois plaisant de passer par l'écrit ou par le film pornographique comme matrice de tout récit. Car dans l'œuvre  pornographique, la parabase, c'est à dire l'explication des intentions de l'auteur faite au spectateur, sur la scène même, cette parabase, implicite dans la plupart des œuvres, est à la fois explicite tout en demeurant implicite. L'écrit pornographique offre la parabase idéale.
En ton absence, je n'aimerai que les ombres et je n'aimerai que des ombres et je n'aimerai que toi. En ton absence, je suivrai les ombres, et je suivrai des ombres et je ne suivrai que toi. En ton absence, tu seras l'ombre.



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Sans souvenir de toi je peux cependant croire à ton existence et tu deviens alors la représentation instantanée du parfait amour... Mais qu'est-ce que je pourrais écrire ?
... et si je n'étais pas là, les personnages désormais n'en seraient pas moins là.


Le soir, je traverse la ville reconstruite, comme une ville reconstruite, un peu désolée. ... une litanie qui ne dit rien d'autre que toi et cette douleur, et encore. La journée a remplacé le soleil, ta présence a donné le sens du jour...