Diégèse  samedi 27 août 2011



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2011

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Il n'y a point de passion où l'amour de soi-même règne si puissamment que dans l'amour ; et on est toujours plus disposé à sacrifier le repos de ce qu'on aime qu'à perdre le sien.
François de La Rochefoucauld - Maximes -
Ce qui s'écrit
Mathieu
J'aime les voyages en automobile avec la radio. Il y a le paysage. Il y a le temps qui passe. Il y a les pensées éparses qui se fixent parfois au paysage. Il y a la radio qui produit la fiction.




Si l'on considère ce film comme une fiction, de quelle fiction s'agit-il ? Il s'agit surtout d'un enchâssement narratif, d'une mise en abyme qui fait qu'il y a un film : un libertinage vénitien avec Casanova ou une sorte de Casanova, dans un film : le film publicitaire. Le spectateur regarde un personnage féminin qui regarde deux personnages qui transgressent l'ordre diégétique en venant déranger la cuisine du premier personnage. C'est assez banal. Cependant, comme dans toute fiction, il y a ce qui se passe, qui est montré, et ce qui ne se passe pas qui aurait pu se passer, pendant, avant, après. Ainsi, cette irruption de la fiction dans la fiction rend possible l'éventualité que la spectatrice du libertinage y participe, par réciprocité transgressive. C'est d'ailleurs, schématiquement, la frontière ténue entre la fiction et le fantasme si frontière il y a. En apparence, ici, la spectatrice ne profite pas de la transgression. Mais les deux actrices se ressemblent beaucoup, trop, à croire, même, que c'est la même actrice qui joue les deux rôles. Mais alors cette fusion diégétique laisse peu de place au spectateur du film publicitaire, ou à la spectatrice. Quel rôle lui échoit ? Aucun. Sinon celui de ranger la cuisine et de tenir la chandelle.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je peux déjà construire un peu de nostalgie...

Nous sommes des personnages mortels. Mais pourtant nous existons. L'habitacle automobile, climatisé, insonorisé laisse filtrer les bruits du monde par la radio.

J'imagine l'entrée d'Ankara dans quelques mois...










2010









Les personnages pensent, à raison, que leur mort est une fiction.