Diégèse  jeudi 3 février 2011



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2011

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La plupart des femmes ne pleurent pas tant la mort de leurs amants pour les avoir aimés, que pour paraître plus dignes d'être aimées.
François de La Rochefoucauld - Maximes -
Ce qui s'écrit
Noëmie
Je n'ai aucune imagination et c'est pourquoi il m'est difficile de me souvenir car, ces petites choses, ces événements, ces paysages de voyage, je ne sais pas où les ranger dans ma mémoire car tout cela ne me raconte aucune histoire.





Le "pied de la lettre" est une technique souvent utilisée par les publicitaires. Il s'agit ici de l'expression "durer des siècles", comme métaphore de "durer longtemps". L'argument publicitaire est ici que le goût du chewing-gum dure longtemps, très longtemps... des siècles mais c'est justement là que le sens se venge , le sens ou le réel, comme on voudra. En effet, l'expression "ça dure des siècles" ne signifie pas : "ça dure longtemps" mais bien : "ça dure trop longtemps". Dès lors, entraîné par l'expression mal choisie, le publicitaire va démontrer que le goût du produit dure trop longtemps. Cette durée qui durerait des siècles et, s'agissant de momies, plus de quarante siècles, s'approche ainsi de l'éternité. D'ailleurs, les deux expressions sont proches : cela m'a semble durer une éternité - des siècles. Mais ce qui dure l'éternité, c'est la mort et la momie est bien morte, et c'est pourquoi, par une forme de transfert vers la cible publicitaire, la momie va tuer le personnage féminin. Le retournement, la vengeance non pas de la momie mais du réel se sont produits. Ce que dit ce film publicitaire, c'est bien que ce chewing-gum, "au polyols et à l'aspartame" est du poison et qu'il est même mortel - surtout pour les blondes, mais cela est une autre histoire -.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Il n'y a jamais que les détails que l'on puisse regarder dans une rue.

De quoi est-ce que je pourrais bien me souvenir ? ... l'absence de mots ne pèse pas et tous les mots des journaux ne pèsent plus rien car on ne les lit plus. J'ai cru que je pouvais tout imaginer et aujourd'hui, ce n'est pas le réel qui se dérobe, c'est bien cette imagination.












2010









Il s'agirait ainsi sans cesse de passer d'une figure à une autre figure, de les mêler intimement, de passer de la métonymie à l'oxymore et de l'oxymore à la métonymie.