Diégèse  mardi 25 janvier 2011



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S'il y a des hommes dont le ridicule n'ait jamais paru, c'est qu'on ne l'a pas bien cherché.
François de La Rochefoucauld - Maximes -
Ce qui s'écrit
Mathieu
Je ne connais pas ces personnes et je ne crois pas que je devrais les connaître davantage pour comprendre leur rôle, les imiter ou m'éloigner encore un peu.





En quelques semaines, "Lambert" est devenu une star. "Lambert", c'est c'est employé qui a réponse à toutes les questions de son patron, qui se nomme d'ailleurs "patron" et qui, visiblement, "n'a pas grand chose à foutre". S'il s'agissait de raconter le film et de faire appel pour cela à la culture du spectateur, il faudrait expliquer, peut-être, qu'en matière de changement d'opérateur de téléphonie fixe, le prescripteur au sein de l'entreprise n'est pas toujours celui que l'on croit. Peu importe. Ce qui est amusant, ce n'est pas ce que le film tente poussivement de nous dire, ni même ce qu'il croit dire mais ce que l'on voit. Lambert et son patron sont parfaits en anti héros : ringards dans l'habillement et la coiffure car, "sur-ringards" même, dans l'habillement et la coiffure, ils déjouent d'emblée toute tentative d'identification. Mais alors pourquoi sont-ils à ce point maquillés ? Parce que ce sont des personnages. La scène se dénonce elle-même comme factice. Et ce qui signe cela, c'est la caméra qui, cherchant "le partenaire", filme derrière l'épaule du patron, qui lui-même regardait derrière l'épaule de Lambert. Et ce partenaire n'est pas ringard, semble même être sexy et parle avec une femme.
Lambert et son patron, eux-mêmes surveillés, sont les témoins voyeurs d'une scène de séduction qui leur échappe. Ce qui est un des caractères de l'infantilisation... ou de l'impuissance. Dès lors, on ne peut s'empêcher de voir que Lambert et son patron "font couple" et que "le partenaire" est un intrus, un amant et un danger. Décideur et devant choisir un opérateur, il faudrait en conclure que c'est dangereux. Ce qui est une opinion commune. La publicité voulant déjouer cette opinion partagée, la dénonce dans son dénoté et la conforte dans le subliminal comme si la dérision l'emportait toujours sur celui qui l'emploie.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je ne pensais rien d'autre et je ne disais rien. Je ne sais pas, je ne peux pas savoir si j'incarne mon personnage et si je suis même un personnage.
L'homme sur l'image, cette image, tu voudrais une histoire, tu voudrais son histoire, une histoire qui colle bien, une histoire qui pourrait coller à ta propre histoire, à ton histoire, celle que tu racontes, celle que tu te racontes et celle que tu ne te racontes pas et tu voudrais que l'histoire de cet homme t'invente des solutions, t'invente le sens, le sens de la vie et c'est tout le pouvoir, rien de moins, que tu donnes, que tu alloues, que tu concèdes à la création de l'histoire de cet homme, cet homme, l'image de cet homme, qui pourtant ne t'est rien, que tu ne connais pas, que tu n'as même pas vu nu, que tu n'as pas vraiment vu, qui n'est ni ton fils, ni ton père, ni ton frère, ni ton ami, ni ton amant, cette image inconnue, tu voudrais qu'elle te raconte une histoire, son histoire.














2010









Je retiens qu'il faut que je fasse confiance, qu'il faut faire confiance au "réel d'écriture".