Diégèse  jeudi 2 juin 2011



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2011




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L'atelier du texte demain




Il y a peu de choses impossibles d'elles-mêmes ; et l'application pour les faire réussir nous manque plus que les moyens.
François de La Rochefoucauld - Maximes -
Ce qui s'écrit
Gustav
J'ai parfois une sensation de manque, qui me vient de souvenirs évanouis, inaccessibles. S'ils me manquent, cependant, c'est qu'ils existent encore, ailleurs dans mon esprit que dans ma mémoire. Mais n'est-ce pas ainsi pour chacune et chacun d'entre-nous ?



La caméra regarde le jeune homme qui repasse et qui, regardant ailleurs, se brûle... vraisemblablement le sexe. La scène se situe donc entre deux hors-champs, tout en étant, de fait, constituée de trois scènes intriquées dont deux ne sont pas montrées à l'écran : la scène que l'on voit, la scène de qui regarde et la scène que le jeune homme regarde. Le personnage est coincé entre ces deux scènes.
Puis le film change de système diégétique. La caméra devient un garçon de café qui sert une bouteille d'eau gazeuse. Sachant que l'eau gazeuse peut apaiser mais ne guérit pas les brûlures, qu'est-ce que cette bouteille au jet puissant ? Le sexe du jeune homme retrouvant sa vigueur après avoir été brûlé ? Ainsi l'eau serait-elle à la fois onguent et aphrodisiaque. Devrait-elle alors vraiment être autorisée à la consommation ?

Mais que regarde le jeune homme qui entraîne comme punition immédiate d'avoir le sexe brûlé ? Rien peut-être. Pourtant un homme ne montre pas impunément ses fesses à la télé. Mais alors, la bouteille au jet puissant... est peut-être celle du garçon... de café, infligeant la punition ultime à ce corps masculin imberbe aux cheveux blonds et bouclés et à la pose un peu ridicule, sinon efféminée. D'abord, les vrais hommes ne savent pas repasser.
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... et ce n'est pas si important. Sans idée.



C'était une journée calme et c'était comme ça.









2010









Ainsi, le désir serait ce qui échappe aux catégories du pouvoir et du vouloir, ce qui les dépasse, ce qui les transcende, ce qui les oublie.