Diégèse  dimanche 5 juin 2011



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2011




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L'atelier du texte demain




La vertu n'irait pas si loin si la vanité ne lui tenait compagnie.
François de La Rochefoucauld - Maximes -
Ce qui s'écrit
Daniel
J'ai longtemps cru que le voyage était propice à l'écriture puis j'ai admis que c'était ce que m'avaient vendu les publicitaires de l'écriture et les publicitaires du voyage. Désormais, le voyage n'évoque qu'une plus grande fatigue.




Ce film publicitaire de 1990 fait abus de métaphores transparentes. La musique mime et mixe film d'aventure et bruit de locomotives à vapeur. Le décor, de la même façon, est un mixte de "cathédrales" et de modules futuristes. Le train à grande vitesse, c'est entendu, est la clôture de la saga du rail. Ce film le dit littéralement.
Cependant, la machine métaphorique a ceci de particulier qu'elle n'est pas entièrement maîtrisable. Proche de la métamorphose, elle transforme et fait d'un objet rassurant un monstre. S'agissant d'une locomotive, cela a déjà été parfaitement assumé par Zola dans La Bête humaine et c'est cela qui est rappelé ici. Faire appel à la métaphore, c'est donc d'emblée libérer chez le lecteur ou le spectateur la mécanique connotative et laisser le message vaquer aux confins d'une culture.
Ici, il s'agira d'une culture masculine qui maintient la femme dans un rôle subalterne d'assistante émue et désirante d'exploits virils et mal rasés. Mais il n'y a pas d'exploit sans danger et les images et la musique sont particulièrement angoissantes. L'angoisse doit alors se focaliser. Pour moi, ce sera qu'il va pleuvoir et que les essuie-glaces semblent trop petits pour être vraiment efficaces. Car ce serait trop angoissant de penser aux trains de l'angoisse. Et ce serait injuste, une sorte d'emballement de la métaphore.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000



La rue ne conclut rien. Aucune métaphore.













2010









Mais écrire tout court, même pas un texte mais la suite discontinue de moments, est-ce encore écrire ?