Diégèse  samedi 5 mars 2011



ce travail est commencé depuis 4082 jours et son auteur est en vie depuis 18535 jours (5 x 11 x 337 jours)
2011




hier
L'atelier du texte demain




Nous ne désirerions guère de choses avec ardeur, si nous connaissions parfaitement ce que nous désirons.
François de La Rochefoucauld - Maximes -
Ce qui s'écrit
Mathieu
Quand je me promenais avec toi, d'une année sur l'autre...
D'une année sur l'autre nos promenades se faisaient...
Je ne me promenais jamais.




Les publicités pour les médias qui vivent de la publicité ont intérêt à produire, pour leur propre publicité, des films qui se démarquent de ceux de leurs annonceurs. Quand il s'agit d'une station de radio, il s'agit de créer, d'une certaine façon, "l'image d'un son". C'est ce que fait cette station britannique. Le film publicitaire qu'elle a commandé utilise des codes cinématographiques assez sophistiqués multipliant les jeux avec la diégèse : usage de cartel de film muet... pour obtenir du son, irruption de spectateurs hors champ qui sifflent pour obtenir ce son, puis pour qu'il soit plus fort, adresse au spectateur après la fin apparente du film, doublage sonore, reprise des mêmes images en différents montages, retour du film en arrière, décalage entre la musique "let's talk about sex" et les images montrées, voire oxymore en montrant des vieux pour atteindre les jeunes. Le film en tant que signifiant est suffisamment fort pour mettre le signifié à l'arrière plan. Dès lors, le signifié, s'il devait être analysé, ne pourrait l'être qu'avec les outils critiques de l'histoire de l'art. Car il arrive que les films publicitaires s'approchent de l'œuvre d'art, non pas en faisant comme une œuvre, c'est à dire en esthétisant, mais en proposant ce rapport particulier entre le signifiant et le signifié, qui fait œuvre.



Sinon, on remarque qu'il s'agit d'une radio de pauvres et urbaine. Car c'est bien cela qui relie tous les personnages, d'être des pauvres et de vivre en ville.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je n'aurais pas voulu être toi non plus. Nous savons bien qu'il n'y a rien à craindre de la pensée. On n'y arrive pas. Je suis fatigué. Je peux bien me retirer là-haut, vers là-haut, plus au sud...


Les mots comme les faits tournent d'une année à l'autre...









2010









Puis nous aurions trouvé une chambre pour la nuit, dans le tremblement du soir...