Diégèse  dimanche 20 mars 2011



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2011




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Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d'essayer de paraître ce que nous ne sommes pas.
François de La Rochefoucauld - Maximes -
Ce qui s'écrit
Gustav
Le printemps est un oxymore, qui annonce la mort et feint la vie.




Le film "indépendant" est, dans l'ordre et le genre cinématographiques, à l'exact opposé du film publicitaire. Que peut alors être  un film publicitaire pour un festival de films indépendants ? C'est une figure de style et c'est donc un oxymore... c'est à dire cette figure qui consiste à rapprocher deux termes opposés, et dont on pourrait justement donner comme exemple : "le clown triste". Ces clowns tristes mis en scène sont bien une figure oxymorique dans une forme oxymorique. C'est bien que ce film se définit d'emblée comme un exercice de style qui "avance masqué en désignant son masque". Ces clowns tristes qui chantent Bon Jovi dans un parking désert sont tout à la fois drôles et inquiétants. Le seul clown qui ne semble pas triste est celui qui suscite la réprobation des autres. Le dialogue des clowns, qui dit littéralement ce qui est suggéré, sous la forme d'une didascalie intégrée, est antinomique à la fois au film publicitaire et au film de genre.

C'est ainsi que le dernier oxymore s'adresse directement au spectateur. Le slogan publicitaire "If it's not for you, it 's not for you", traduit par "Si c'est pas ton truc, c'est pas ton truc" pourrait aussi être traduit par : "Quand c'est pas ton jour, c'est pas ton jour". Souhaitant susciter l'adhésion, il met en scène l'exclusion. Publicité paradoxale, ce film éclaire ainsi la nature profonde de la publicité. À mieux y réfléchir, la forme ultime de tout slogan n'est-elle justement pas cette injonction d'aimer sous peine de disqualification sociale et libidinale définitive ?
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000

Mais c'est le printemps.
... je ne connais rien aux comédiens et je ne connais rien non plus à la comédie, au théâtre et au jeu des comédiens, à ce qu'ils ressentent et à ce qu'ils ne ressentent pas. ... il n'y a que le récit, il n'y a que l'évocation, il n'y a que le sous entendu.













2010









Je retiens que le poids et la peine des années précédentes sont une posture littéraire et qu'en cela le poids et la peine sont des jeux de comédien, qui font que le narrateur est dans le jeu, acteur du jeu narratif, acteur du drame, dans le temps et dans les temps.