Diégèse  jeudi 20 octobre 2011


ce travail est commencé depuis 4311 jours et son auteur est en vie depuis 18764 jours (22 x 4691 jours)
2011




hier
L'atelier du texte demain




François de La Rochefoucauld - Maximes -
Ce qui s'écrit
Noëmie
Ce sont les rires qui sont devenus rares avant de disparaître. J'en voyais encore les traces parfois au détour d'un nuage qui éclairait un paysage ancien, délavé de solitude.




Le film est construit sur une métaphore qui dirait que le nettoyage du tartre et des traces de savon dans une baignoire, "c'est le bagne". Ainsi la mère est présentée en habit orange de prisonnier, derrière une vitre figurant d'abord celle d'un parloir de prison, avant que la caméra ne dévoile qu'il s'agit d'un pare gouttes d'une salle de bain. Le procédé est classique et pourrait faire sourire.

Mais il y a ce teint pâle de la fille et ses habits trop classiques. Mais il y a la fatigue cruelle de la mère qui l'a trop tôt ridée. Mais il y a ces déclarations d'amour qui sonnent comme des déclarations de guerre. Et l'on peut alors penser que l'imaginaire du spectateur, une fois déclenché, ne s'arrête pas aux bornes que lui fixe la promotion d'un produit nettoyant. Car s'il y a prison et travaux forcés, c'est qu'il y a eu crime, sinon meurtre. La mère est donc coupable, "forcément coupable" et cette culpabilité appelle l'infanticide.

Pourtant, ce n'est pas du sang qu'elle nettoie mais bien des traces blanches.

De quoi est-elle coupable ?

De baiser, assurément. Et c'est sa fille qui l'a punie. Certainement.

C'est sur interprété ?

Oui.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Le rire était rare entre nous. Je pense aussi à leur douleur.
On ne voyait que ça.




Je vais partir me coucher dans la tendresse que me donne la vie.









2010









Cependant, je ne suis pas un personnage même si j'en ai quelques caractéristiques.