Diégèse  samedi 10 septembre 2011



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2011




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L'atelier du texte demain




Rien n'est plus rare que la véritable bonté ; ceux mêmes qui croient en avoir n'ont d'ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse.
François de La Rochefoucauld - Maximes -
Ce qui s'écrit
Gustav
De toutes ces villes que je traverse désormais, de toutes ces rues que je rencontre, je me souviendrai peut-être, inopinément, que j'y ai fait, une fois, plusieurs fois l'amour. Avec qui n'a aucune importance.




Il s'agit ici d'une mise en abyme classique où le spectateur regarde un spectateur qui regarde un film érotique. Il y a ensuite une rupture dans la diégèse et les acteurs du film érotique s'adressent au spectateur, l'effet retour diégétique devant provoquer chez le spectateur de rang un, celui à qui s'adresse à la publicité, un acte d'achat, en l'occurrence un abonnement à une chaîne de télévision payante.

Soit.

Mais ce qui est intéressant ici, c'est le slogan qui propose voire promet "une nouvelle vie pour votre télé". Ainsi, le caractère réifiant - ou chosifiant sinon "désujettisant" de l'objet désiré : un film érotique, est dénoncé par celui-là même qui y incite. Ce n'est pas le spectateur qui aura une nouvelle vie mais son poste de télévision. Et c'est ainsi que la publicité, dans la tradition cartésienne, souvent, dénonce elle même sa fraude originelle.

D'ailleurs, le spectateur de film érotique est montré comme suant, laid, avec un sourire compulsif vaguement pervers et le film dit : voilà à quoi vous ressemblez. Comme l'ont avoué pendant des dizaines d'années les Guignols de Canal + : il est temps d'arrêter la télévision."
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Rien ne m'oblige à rien puisque je n'ai pas de mémoire et que j'ai désormais renoncé à la retrouver.

Je vais laisser les personnages sur leur écran, chacun sur son écran et ils vont aller visiter des paysages...
Car la langue est aussi émotion et les mots ont une saveur qui permet la poésie.

... un danger qui ne se décrit plus...









2010









Il s'agirait donc d'un paradoxe.