Diégèse  vendredi 10 août 2012



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L'atelier du texte demain






Ce qui s'écrit
Noëmie
Je promène ma nonchalance sur des lieux de vacances qui sont comme une superposition, un empilement de décennies, de siècles de vacances. Je m'assois un long moment près du fleuve, laissant la Seine passer devant moi, la saluant à peine. Je sens en moi l'angoisse qui crapaute, qui joue avec le temps et avec le plaisir, le désir aussi, comme elle veut. Il ne s'agit plus de laver mes souvenirs. Il s'agit de perdre la mémoire de moi.

Mathieu
Quand il n'y a plus la mémoire ni le souvenir, alors il y a la possibilité, encore, de l'imagination.

Gustav
Tout cela. Tout ce que vous dites. Ce n'est rien. Vous ne savez pas de quoi il s'agit vraiment, le sens.

Daniel
Moi aussi je peux faire le contraire de ce que l'on attend de moi. Ainsi, à "l'écrire", je peux opposer le "contre écrire". Le "contre écrire" serait ainsi un "non écrire ce que l'on pourrait écrire", sans le faire, jamais, non par paresse ou par désinvolture mais par discrétion envers les personnages que l'on laisserait ainsi, sans mémoire, sans lieu et sans temps, sans événement, sans conversation, dans le néant du texte, et, en conséquence, en totale liberté.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Il ne s'agit plus de laver mes souvenirs... Alors il y a la possibilité, encore, de l'imagination.
le sens.


... laissant la Seine passer devant moi, la saluant à peine. ... l'angoisse qui crapaute, joue avec le temps et avec le plaisir, le désir aussi, comme elle veut.








2011 2010








Je promène ma nonchalance sur des lieux de vacances qui sont comme une superposition, un  empilement de décennies, de siècles de vacances. Le "contre écrire" serait ainsi un "non écrire ce que l'on pourrait écrire", sans le faire, jamais, non par paresse ou par désinvolture mais par discrétion...