Diégèse  vendredi 24 août 2012



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Ce qui s'écrit
Gustav
En perdant mes souvenirs, j'ai cependant acquis la conviction que ce qui est intéressant, ce qui est important, ce n'est pas la mémoire mais c'est bien l'oubli. J'ai d'ailleurs remarqué que la plupart des gens savent en fait ce qu'ils ont oublié car cet oubli se manifeste sous la forme d'une légère discontinuité, un manque passager dans le flux de la parole, de l'écriture, du récit. Dès lors, dans l'oubli, il s'agit toujours d'une douleur, grande ou petite, mais toujours une douleur. Quelle est cette douleur occultée ?

Daniel
Dans le récit, il n'y a pas de différence d'ordre narratif ou dramatique entre l'oubli et le souvenir. C'est équivalent. L'oubli, le doute, la fatigue, peuvent-ils être des ressorts de l'écriture et ne sont-ils pas plutôt un interlude ou une facilité de l'auteur ?

Mathieu
Il y a bien une différence entre l'oubli et le souvenir. L'oubli, lui, ne peut souscrire au pacte fictionnel ni faire que l'on y souscrive.

Noëmie
Pour autant, dans la chronique, il n'y a ni oubli ni souvenir. Il y a du récit, condensé. J'écris que je ne me suis pas éloignée de la République, guettant les galeries d'art fermées et notant sur une feuille perdue les dates de rentrée, comme un artiste, comme un pauvre artiste. Il n'y a ni oubli, ni souvenir et pourtant il y a du récit. Il y a mêem une intensité dramatique. Ainsi, ni l'oubli ni la mémoire ne sont essentiels à notre récit et nous ne travaillons jamais bien loin de cette certitude-là quand, pour être efficaces, une grande partie de nos activités nous incitent à l'oublier.

Gustav
Je sais que tu aimes marcher dans les villes...

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Quelle est cette douleur occultée... Je sais que tu aimes marcher dans les villes...
Il ne peut souscrire au pacte fictionnel ni faire que l'on y souscrive.
... et nous ne travaillons jamais bien loin de cette certitude-là quand, pour être efficaces, une grande partie de nos activités nous incitent à l'oublier.
Je ne me suis pas éloigné de la République, guettant les galeries d'art fermées et notant sur une feuille perdue les dates de rentrée, comme un artiste, comme un pauvre artiste.









2011 2010








La plupart des gens savent en fait ce qu'ils ont oublié car cet oubli se manifeste sous la forme d'une légère discontinuité, un manque passager dans le flux de la parole, de l'écriture, du récit. L'oubli, le doute, la fatigue, peuvent-ils être des ressorts de l'écriture et ne sont-ils pas plutôt un interlude ?