Diégèse  mardi 3 avril 2012



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Ce qui s'écrit
Mathieu Quand j'ai été engagé par Gustav, je l'interrogeais souvent sur son enfance, pensant que l'enfance pouvait traverser son amnésie. Ce qui revenait alors ne ressemblait cependant pas à des souvenirs mais plutôt à des sentiments, parfois doux et parfois violents, qui passaient dans ses yeux, nuées de passé ou bribes chantonnantes.
Son enfance aussi était sans mémoire.

Gustav
Ce qui revenait alors, à ce questionnement didactique, ce n'était pas des souvenirs, c'était le temps, tout ce temps perdu, à écouter quelques mots sans grande signification ni sans grand espoir. Car c'est cela l'enfance, l'obligation sans cesse rejouée, plus, tard, adulte, d'écouter les péroraisons informes des autres. toi aussi, Mathieu, tu es sans souvenirs d'enfance car ils ne disaient rien et tu te souviendrais de ce rien ?

Daniel
L'enfance, c'est la métaphore du commencement et non l'inverse et cela se rejoue avec les saisons. Les commencements de printemps sont blancs et le blanc est la métaphore du vide et le vide est la métaphore de l'absence et ainsi le printemps, par translation hasardeuse, est la métaphore de l'absence. C'est le printemps.

Noëmie Parce que vous pensez que vous vous rappelez le début ? D'un récit, on en connaît l'apogée, jamais le début. Nous ne connaissons pas le début de notre histoire car nous ne connaissons pas l'apogée de notre histoire. C'est encore aujourd'hui une de ces journées qui me lassent, et pourtant, ce sera peut-être l'apogée de mon histoire. C'est indécidable, terriblement indécidable.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
On en connaît l'apogée. C'est le temps.
Est-ce que vous vous rappelez le début ?


Et tu te souviendrais ? ... c'est tout ce temps perdu, à écouter quelques mots sans grande signification ni sans grand espoir... Encore une de ces journées qui me lassent.








2011 2010








Je l'interrogeais souvent sur son enfance. Ce qui revenait alors ne ressemblait pas à des souvenirs mais plutôt à des sentiments, parfois doux et parfois violents qui passaient dans ses yeux, nuées de passé ou bribes chantonnantes. Je retiens que les commencements de printemps sont blancs et que le blanc est la métaphore du vide et que le vide est la métaphore de l'absence et qu'ainsi le printemps, par translation hasardeuse, est la métaphore de l'absence.