Diégèse  vendredi 27 avril 2012



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Ce qui s'écrit
Noëmie
C'est le jour du retour. Demain nous devrions être à Paris laissant la Norvège pour revenir vers les soubresauts français et je sais qu'il faudra supporter longtemps ces idées brunes et moches qui traînent et salissent les murs d'une tête si ridicule, d'une tête de massacre que l'on croyait vraiment oubliée.
Je regarde les magazines qui traînent dans la chambre de l'hôtel d'Oslo. Je ne regarde les magazines que pour traquer les oxymores et je sais qu'en l'oxymore je cherche une métaphore de l'amour, qui est aussi alliance de contraires. Les magazines norvégiens parlent d'un massacre. Je cesse. Je rentre.


Gustav C'est une journée sans jour. Cela aussi est un oxymore. Je sais qu'il nous faudra résister davantage, qu'il nous faudra devenir résistants dans cette résistance. C'est dans toute l'Europe que les têtes de massacre vont vouloir massacrer.


Daniel Nous quittons la Norvège, demeurant dans l'oxymore de l'amour sans amour, de la journée sans jour.  Je vais continuer d'écrire même si tout cela, chaque jour, à chaque mot, peut s'arrêter car l'écriture est infinie et ne peut pas être maîtrisée "par moi, qui suis fini". C'est donc parce que l'écriture est infinie qu'elle se finira. Moi qui suis fini, je n'ai pas accès à l'infini... Moi qui suis une copie comment pourrais-je donc reconnaître l'original ?


Mathieu
Tu n'es pas une copie et nous n'avons pas de problème. Cette histoire, notre histoire est bien originale mais c'est seulement une histoire banale.



2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
C'est une histoire banale. Je garde l'expression "journée sans jour".
Nous n'avons pas de problème. Résister, résistance, résistant. Moi qui suis fini, je n'ai pas accès à l'infini...
... il faudra supporter longtemps ces idées brunes et moches qui traînent et salissent les murs d'une tête si ridicule, d'une tête de massacre que l'on croyait vraiment oubliée.
Comment reconnaître donc l'original ?








2011 2010








Je ne regarde les magazines que pour traquer les oxymores et je sais qu'en l'oxymore je cherche une métaphore de l'amour, qui est aussi alliance de contraires. Tout cela, chaque jour, à chaque mot, peut s'arrêter car l'écriture est infinie et ne peut pas être maîtrisée "par moi, qui suis fini".