Diégèse  dimanche 9 décembre 2012



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2012

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Ce qui s'écrit
Gustav
Je me souviens de l'hiver, en trombe dans des lieux escarpés mais je ne me souviens alors que d'images vues et revues puis délaissées. Je ne me souviens pas du paysage. Je ne me souviens pas de la nature du paysage. Ainsi, je ne lis pas de poèmes à la nature, devenue objet de développement durable et parfois même la nature emplit toutes les conversations, tout l'espace du langage commun. J'ai laissé et j'ai délaissé la nature. J'ai marché dans le vent.

Mathieu
Nous ne nous souvenons pas. Alors, c'est comme ça. C'est notre oubli qui provoque cela.

Noëmie
Ce n'est pas l'oubli, c'est notre souvenir. Regardez : l'intérieur de la Calabre se dépeuple doucement et la pierre se transforme doucement en sable, comme pour donner un peu plus de plages pour l'été, pour un peu plus d'Allemands et de Suisses, qui viennent là comme on allait jadis dans l'Empire et toutes les âmes calabraises se réfugient alors dans les ruines. Ce serait notre souvenir. Ce serait notre vie.

Daniel
Est-ce possible de laisser encore les personnages suspendus ainsi entre fiction et fiction, entre scène et scène, entre texte et texte ? Ils pourraient mourir. Dans certains cas, la mort du personnage peut être envisagée afin d'entériner la rupture d'un contrat avec le comédien. Mais ici, il n'y a pas de comédiens.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Dans certains cas, la mort du personnage peut être envisagée afin d'entériner la rupture d'un contrat avec le comédien. Nous ne nous souvenons pas...
Est-ce possible de laisser encore les personnages suspendus ainsi entre fiction et fiction, entre scène et scène, entre texte et texte ?


L'intérieur de la Calabre se dépeuple doucement et la pierre se transforme doucement en sable, comme pour donner un peu plus de plages pour l'été, pour un peu plus d'Allemands et de Suisses, qui viennent là comme on allait jadis dans l'Empire et toutes les âmes calabraises se réfugient alors dans les ruines. Alors, c'est comme ça. J'ai marché dans le vent...








2011 2010








Je me souviens de l'hiver, en trombe dans des lieux escarpés mais je ne me souviens alors que d'images vues et revues puis délaissées. Je ne lis pas de poèmes à la nature, devenue objet de développement durable et parfois la nature emplit toutes les conversations, tout l'espace du langage commun.