Diégèse  mercredi 12 décembre 2012



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2012

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Ce qui s'écrit
Gustav
Sans souvenirs, je ne suis pas sans mémoire et je suis certain que si j'étais sans mémoire, j'aurais encore des souvenirs. Je suis surtout absent, d'une absence légère mais définitive et je rêverais de donner cette absence que nous prendrions avec nous dans les méandres ensoleillés de notre voyage. Alors je vais dans la rue, je regarde, je scrute et j'observe, je me retourne parfois, je suis à l'affût de mes souvenirs. Mais rien ne vient que l'absence et l'impossibilité de la partager.

Mathieu
Cela doit être difficile de vivre sans souvenirs car ce qui adoucit la vie, ce qui, sans doute aucun, rend la vie plus douce, c'est l'effacement systématique, minutieux, presque mystique de tout souvenir, et, surtout, de tout souvenir pouvant devenir le support tentateur de la nostalgie. S'il n'y a plus rien à effacer, il n'y a plus que l'ennui.

Noëmie
Tu ne te souviens pas et pourtant nous avons essayé et je pourrais reprendre nos phrases et nos propres mots, et je pourrais reprendre ces situations et je pourrais retourner à Venise. Tu ne te souviendrais pas, même pas de la tendresse d'autres paysages.

Daniel
Il s'agit de la mémoire et de la vie, d'un texte qui est une entreprise doucettement folle, un trait d'originalité comme un trait d'ascèse car, finalement, ce qui fonde l'œuvre, comme l'a dit Barthes, c'est, on pourrait dire, un mouvement mystique.

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Mais ce qui adoucit la vie, ce qui, sans doute aucun, rend la vie plus douce, c'est l'effacement systématique, minutieux, presque mystique de tout souvenir, et, surtout, de tout souvenir pouvant devenir le support tentateur de la nostalgie. ... de la mémoire et de la vie...



... et pourtant nous avons essayé et je pourrais reprendre nos phrases et nos propres mots, et je pourrais reprendre ces situations et je pourrais retourner à Venise.
... une entreprise doucettement folle, un trait d'originalité comme un trait d'ascèse...
... la tendresse d'autres paysages. ... de te donner cette absence que tu prendrais avec toi dans les méandres ensoleillés de ton voyage. Dans la rue je regarde, je scrute et j'observe, je me retourne parfois, je suis à l'affût.








2011 2010








Sans souvenirs, je ne suis pas sans mémoire et je suis certain que si j'étais sans mémoire, j'aurais encore des souvenirs. Finalement, ce qui fonde l'œuvre, c'est, on pourrait dire, un mouvement mystique. Roland Barthes