Diégèse  vendredi 21 décembre 2012



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2012

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Ce qui s'écrit
Gustav
Sans souvenirs je suis enfermé, comme enfermé et mon enfermement ne s'estompe que rarement et seulement par déport. Soudain, je suis ailleurs, saute d'humeur, saute de temps et je reviens là dans ce nulle part de l'absence. C'est pour cela que le voyage et singulièrement le voyage en Italie me rend un récit que j'oublierai demain. Nous prenons ce risque du récit.

Mathieu
Le voyage italien nous rend davantage qu'un récit. En restant longtemps en Italie, nous, les personnages, nous ne prenons pas grand risque sinon celui de sortir, parfois, de la fiction pour aller, un peu, par subreptice, vers le mythe.

Daniel
Si vous pensez que vous allez atteindre le mythe, qui est une sorte d'âge adulte du récit, c'est juste que vous prenez, en tant que personnage, votre indépendance. Ainsi, je pourrai faire autre chose qu'écrire et me consacrer à ce que je vis. Barthes l'avoue quand il dit : c'est à dire que ce que je vivais d'un côté ne passait absolument pas dans ce que j'écrivais de l'autre. On ne saura rien de ce que je vis sans les personnages, sans vous.

Noëmie
Ce que je vis... Nous sommes à Pescia Romana, comme le péché toscan, comme le péché italien, un peu de terre rouge, épicée de l'hiver, et un peu d'eau blanche de craie, pour feindre. Ce que nous feignons, c'est le désir. Pour le reste, il n'y a rien.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
En restant longtemps en Italie, nous, les personnages, nous ne prenons pas grand risque sinon celui de sortir, parfois, de la fiction pour aller, un peu, par subreptice, vers le mythe. Pescia Romana, comme le péché toscan, comme le péché italien.
C'est juste que les personnages prennent leur indépendance.


... un peu de terre rouge, épicée de l'hiver, et un peu d'eau blanche de craie, pour feindre.









2011 2010








Mon enfermement ne s'estompe que rarement et seulement par déport. Soudain, je suis ailleurs, saute d'humeur, saute de temps et je reviens là dans ce nulle part de l'absence. C'est à dire que ce que je vivais d'un côté ne passait absolument pas
dans ce que j'écrivais de l'autre
. Roland Barthes