Diégèse  dimanche 26 février 2012



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Ce qui s'écrit
Noëmie
Toute promenade est un récit, donc un fantasme. Mais quel récit, quelle fiction mettre en place quand on se promène le long du lido de Venise, zigzaguant mélancoliquement entre les cabines de bain fermées encore pour l'hiver ?
Je mets une écharpe. J'aime beaucoup les écharpes, elles sont les réceptacles de parfums et d'odeurs de temps anciens, une intimité entière autour du cou, portée doucement, tendrement sans que personne ne le sache.
Mais c'est une histoire morte.
Et pourtant, ce doit être possible d'être vivante dans une histoire vivante.

Daniel
Si tu veux te sentir vivante, il faut arrêter de te raconter des histoires et de les écrire. Toute fiction par essence est morte et retiens bien que ce qui peut arriver de pire à l'écriture, c'est de vouloir raconter une histoire.
Je suis ainsi un écrivain qui n'écrit pas d'histoire et par là un parasite social, communiquant et aimant, inoffensif mais peu productif.

Mathieu
Nous nous épuisons dans ce voyage italien qui nous conduit, immanquablement, à Venise. Moi, je ne fais plus aucun effort physique, avec de vieilles douleurs qui reviennent lorsque je marche sur la plage ou que j'oublie le temps devant la piscine verdâtre, un peu mélancolique. Et si l'on changeait un jour de destination ?

Gustav
Il est évident que vous pouvez faire ce que vous voulez et même prendre un autre chemin. Ce serait cependant une rupture de contrat. Un peu comme une rupture du pacte diégétique. Nous faisons toujours le même voyage. Pour autant, cela ne recommence pas.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Ce doit être possible d'être vivante dans une histoire vivante. Il est évident que vous pouvez faire ce que vous voulez et même prendre un autre chemin.
Pour autant cela ne recommence pas.


Je ne fais plus aucun effort physique, avec de vieilles douleurs qui reviennent lorsque je marche sur la plage ou que j'oublie le temps devant la piscine verdâtre, un peu mélancolique. J'aime beaucoup les écharpes, elles sont les réceptacles de parfums et d'odeurs de temps anciens, une intimité entière autour du cou, portée doucement, tendrement sans que personne ne le sache. Je suis un parasite social communiquant et aimant, inoffensif mais peu productif.








2011 2010








La promenade, c'est du récit, donc du fantasme. Je retiens que je savais déjà, que j'ai su depuis longtemps que ce qui pouvait arriver de pire à l'écriture, c'était de vouloir raconter une histoire.