Diégèse  lundi 2 janvier 2012



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2012

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hier
L'atelier du texte demain






Ce qui s'écrit
Mathieu Je garde l'habitude de lire le journal sur du papier mais j'ai conscience que je m'accorde ce faisant un brin de coquetterie, une once de nostalgie, une légère posture qui ne peuvent que nuire à la compréhension des textes. Je garde cependant à proximité une tablette pour vérifier un chiffre, croiser une information, noter quelques mots, une impression, une date, un début de critique.
J'écris parfois comme si je commençais un texte mais je ne sais pas si je commence un texte ou si je commence une image ou encore une réplique de théâtre. Peu importe. Image, texte, réplique, il suffit d'un mot et c'est de ce mot que nait la scène.
Ils sont là, à côté, à la terrasse de l'angle de la rue Bonneterie. Ils ne regardent rien autour d'eux. Ils reprennent seulement leur conversation interrompue pendant presque deux années. Je voudrais pourtant les inciter à davantage de curiosité.
Quand nous sommes arrivés, j'étais presque inquiet de sortir du train pour aller dans la ville. Tout me semblait plus hostile mais ce n'était qu'une vague illusion. Les journaux du train et les catastrophes dans les journaux du train. Les journaux aiment nous assigner aux catastrophes.
Dans le journal de la terrasse du Vieux Port, les candidats à l'élection présidentielle française grimacent comme s'ils donnaient foi aux catastrophes des journaux lus dans le train.



2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Les conversations reprennent aussi... Vous pourriez aussi regarder autour de vous.
Je commence un texte ou je commence une image ?


J'étais presque inquiet de sortir du train pour aller dans la ville.
Mais ce n'était qu'une vague illusion.








2011 2010








Car il s'agit bien d'une scène, qu'il suffit d'un mot pour mettre en place... ... je retiens ce goût du journalisme, qui est le goût des lecteurs, qui est le goût que l'on suppose aux lecteurs, pour la catastrophe.