Diégèse  samedi 14 janvier 2012


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Ce qui s'écrit
Noëmie Dans notre performance à la frontière franco-italienne, je suis désormais chargée de prendre les photographies. Dès lors, je suis seule avec les images. Je retiens la pause, je retiens l'arrêt, je retiens le manque et l'arrêt sur le manque. Je me rappelle la première fois que nous sommes venus ici, compter les voitures à la frontière comme dans l'enfance. J'étais sur mes gardes, pensant à ce personnage que je devais endosser. Je suis aujourd'hui habituée, et aussi une habituée de la frontière, cet endroit précis où, parfois, l'hostilité de la route s'efface.
Ce matin, il y avait une Anglaise qui prenait aussi des photographies. Tout cela est donc si banal ?
J'ai le temps. Je prends le temps. Je regarde même le ciel, ce ciel en conque sans nuage qui ne me dit pourtant rien de bon. Mais ce qui m'étonne, ce qui ne cesse de m'étonner, toujours, c'est que les voyageurs pressés, qui ne sont plus  vraiment des voyageurs, semblent ne pas nous remarquer.

Daniel Ils ne peuvent pas nous voir. Nous sommes une figure, une abstraction.

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J'étais sur mes gardes, pensant à ce personnage que je devais endosser...

Nous sommes une figure, une abstraction.
L'hostilité de la route s'efface. Le ciel en conque sans nuage ne me dit pourtant rien de bon. Est-ce le jour qui passe et qui me fait compter les voitures à la frontière, comme dans l'enfance ?
Tout cela est donc si banal ?








2011 2010








Je suis seule avec les images. Je retiens la pause, je retiens l'arrêt, je retiens le manque et l'arrêt sur le manque...