Diégèse  mardi 24 janvier 2012



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2012

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Ce qui s'écrit
Gustav Qu'est ce que je fais quand je prends un petit verre de rhum, au comptoir du café Baratti ?
Est-ce pour m'imaginer plus loin, ailleurs encore, et promettre de rejoindre le Sud ?
Je fais comme beaucoup de touristes à Turin dans ce même café, ceux-là même que l'on rencontre dans tous les cafés célèbres autour du globe, je joue au personnage.
Mais il y a une différence importante entre eux et moi.
Moi, je suis un personnage imaginaire. Eux, sont des personnages incarnés car, l'incarnation, c'est toujours l'autre en fait. J'ai enfin compris ce mystère qui m'émeut depuis aussi longtemps.
Quand j'ai demandé à refaire ce voyage, toujours ce même voyage, ce n'était pas vraiment pour retrouver mes souvenirs perdus. C'était que désormais sans souvenirs personnels, j'étais à la merci des souvenirs des autres et que les souvenirs des autres ne sont surtout que des préjugés.
N'est-ce pas ?

Noëmie
Et tu poses quelle question exactement ?

Daniel
Il se demande si l'écriture, c'est l'écriture de l'autre, aussi.

Mathieu
Nous pourrions aussi essayer d'autres lieux, abandonner le café Baratti, la place Castello et ce vieux Turin où, contrairement à Nietzsche, nous ne sommes pas possibles. Je connais un endroit pas très loin de la gare du Lingotto. Hiroshima mon amour, c'est son nom.

Noëmie
Très drôle.

Mathieu
Mais c'est quand même bien son nom.

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Je suis un personnage imaginaire... L'incarnation, c'est toujours l'autre.
Et tu poses quelle question ?
J'ai enfin compris ce mystère qui m'émeut depuis aussi longtemps.
Le petit verre de rhum, au comptoir du café Baratti, pour s'imaginer plus loin, ailleurs encore et promettre de rejoindre le Sud.









2011 2010








J'ai demandé à refaire ce voyage, toujours ce même voyage. Mais ce n'était pas pour retrouver mes souvenirs perdus. C'était que désormais sans souvenirs personnels, j'étais à la merci des souvenirs de autres et les souvenirs des autres ne sont surtout que des préjugés. C'est l'écriture de l'autre.