Diégèse  mercredi 11 juillet 2012



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Ce qui s'écrit
Gustav
J'ai acquis, par la littérature, que se souvenir, c'est toujours se souvenir de l'amour, ne serait-ce que d'un amour fugitif et soudain, inabouti, inoubliable. Cette conviction ne m'apporte cependant que du chagrin.

Mathieu
Moi, je me souviens de l'amour, mais c'est aussi cela que j'ai dû oublier, que j'aurais dû oublier, que je vais oublier.

Noëmie
Moi aussi je me souviens parfois de choses que j'aimerais oublier. Mais je m'en souviens. C'est ainsi. Je n'y peux rien et je n'essaye plus de changer ce cours des choses-là.


Daniel
Et moi je voyage, et puis j'écris, essayant d'être sans souvenir et de combler ce manque par l'originalité. Cependant, je ne peux pas vraiment faire preuve d'originalité lorsque je voyage car cela supposerait que je perçoive la norme, or, je ne la perçois pas. Je ne la perçois jamais. C'est ce que me disent dans ma chambre louée des bruits de craquement dans les charpentes trop chauffées.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Mais c'est aussi cela que j'ai dû oublier... Je me souviens parfois de choses que j'aimerais oublier.


Moi aussi.
... des bruits de craquement dans les charpentes trop chauffées...









2011 2010








Se souvenir, c'est toujours se souvenir de l'amour, ne serait-ce que d'un amour fugitif et soudain, inabouti, inoubliable. Je ne peux pas tenter de faire preuve d'originalité lorsque je voyage car cela supposerait que je perçoive la norme, or, je ne la perçois pas.