Diégèse  mercredi 25 juillet 2012



ce travail est commencé depuis 4590 jours et son auteur est en vie depuis 19043 jours (137 x 139 jours) 2012

ce qui représente 24,1033% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain






Ce qui s'écrit
Gustav
J'ai compris assez vite qu'il ne fallait pas avouer que l'on ne se souvient pas. Cela embarrasse vos interlocuteurs. Il faut se souvenir. Nous vivons dans une société dont le moteur même est le souvenir. Ainsi, désormais, quand on me demande si je me souviens, si je me rappelle, comme dans la chanson, quel que soit l'objet de la question, je réponds que oui, que je me souviens, que je me rappelle.
Tu te souviens de ce soir... Oui je me souviens de ce soir... Et de ce jour... Je me souviens de ce jour. Parfois j'admets ne pas me souvenir de ces nuits.

Daniel
Tu as raison car les souvenirs s'échangent, de personnes à personnes et de personnages à personnages. Il y a même des marchés de souvenirs collectifs et individuels. Les livres mêmes ne servent souvent qu'à cela. C'est ainsi que nous nous souvenons d'un barrage et du Pacifique brisant ce pan de petit mur jaune.

Mathieu
Je te regarde et toute la joie que tu mets à faire les choses, parfois, et toute la joie énergique, les rires, l'impatience qui te prend à dire que tout est littérature. Parfois je te vois aller plus vite et cependant, dans le récit que tu écris, il n'y a pas d'accélération. Il n'y a jamais d'accélération.

Noëmie
C'est bien. Il filtre un ton d'indulgence entre vous et nous avons besoin d'indulgence. C'est l'été. C'est le soir. Il fait encore un peu chaud au soleil. La journée a été plus calme. C'est cela la littérature.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Il n'y a pas d'accélération.

Tu te souviens de ce soir... Il filtre un ton d'indulgence.

Il fait encore un peu chaud au soleil... Je te regarde et toute la joie que tu mets à faire les choses, parfois, et toute la joie énergique, les rires, l'impatience. La journée a été plus calme.








2011 2010








Désormais, quand on me demande si je me souviens, si je me rappelle, comme dans la chanson, quel que soit l'objet de la question, je réponds que oui, que je me souviens, que je me rappelle. Je retiens que les souvenirs s'échangent, de personnes à personnes et de personnages à personnages.