Diégèse  dimanche 6 mai 2012



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L'atelier du texte demain






Ce qui s'écrit
Gustav
Je regrette rarement de ne plus faire le comédien mais ce que je regrette, parfois, parfois seulement, c'est qu'il n'y ait jamais eu de textes écrits pour moi, spécialement pour moi, qui n'auraient pu être donnés à un autre comédien.
C'est d'ailleurs certainement pourquoi j'ai recherché un temps la célébrité, la plus grande célébrité, pour éviter le "casting", pour que l'on vienne me chercher en me disant qu'on avait un scénario, un texte, que c'était pour moi, que l'on m'y voyait, que cela ne pouvait être que pour moi. Ce n'était pourtant jamais vraiment le cas.
C'est possible, c'est toujours possible et on peut même rire, on peut même en rire, ce n'est pas difficile, ce n'est pas si difficile. Mais c'est comme ça. Je voulais être célèbre pour ressentir mon unicité et c'était une aporie.

Mathieu
Je peux me rappeler combien tu as été célèbre. Ce n'est pas si lointain. J'avais vu ton visage sur les affiches publicitaires des kiosques à journaux. J'avais souvent regardé ton visage de célébrité croyant un déceler le désir aussi comme une absence, comme toute l'absence marquée. Et puis il y a eu cette absence, cette grande absence à toi même qui n'était que l'absence à ta célébrité.

Daniel
Car sans doute, quand on est comédien, il y a le temps où cela a un sens et puis après il n'y a que les mots. Quand il n'y a plus que les mots, c'est seulement par l'absence que l'on peut s'en sortir. Et puis tu as attendu un salut, un signe.

Gustav Apprendre les textes devenait de plus en plus difficile. On croit que l'on pourra apprendre toujours un texte de plus après un texte de plus et puis la difficulté de l'apprentissage croit et l'on se cache. Nous ne pouvons renoncer à l'idée que nous vivons une asymptote de la connaissance et que dans ce cas, plus nous avons acquis de connaissances, plus celles qui demeurent sont ardues à acquérir. J'avais appris tant de textes qu'un tout petit poème, un vers, un mot même a suffi à me faire chuter.

Noëmie Vous me déprimez. Il n'est plus temps de retarder encore le départ. Car le mot départ promet un avenir.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
J'avais vu son visage sur les affiches publicitaires des kiosques à journaux. Et puis après il n'y a que les mots.
C'est possible, c'est toujours possible et on peut même rire, on peut même en rire, ce n'est pas difficile, ce n'est pas si difficile. Un salut, un signe. Mais c'est alors renoncer à l'idée que nous vivons une asymptote de la connaissance et que dans ce cas, plus on a acquis de connaissances, plus celles qui demeurent sont ardues.
Il n'est plus temps de retarder encore le départ. ... le désir aussi comme une absence, comme toute l'absence marquée.








2011 2010








Il n'y a jamais eu de textes écrits pour moi.