Diégèse  lundi 5 mars 2012



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Ce qui s'écrit
Mathieu
Il y a quelques années, je ne me promenais jamais et je n'aimais rien davantage que de rester sur place considérant tout déplacement, fut-il court et anodin, comme une ébauche d'un nomadisme non désiré. C'est que j'avais encore l'illusion de diriger ma vie. Je sais désormais que l'on ne fait rien, que le monde fait pour nous, qu'il fait à notre place, qu'il fait nos désirs, qu'il les provoque et puis qu'il les assouvir parfois er se repait le plus souvent de notre frustration. Nous n'avons pas le choix.

Noëmie
Si tu déprimes, on n'y arrivera pas...

Daniel
La promenade est proche de l'écriture. Ce qui l'alourdit, c'est l'objectif qu'on lui assigne qui peut être un lieu et qui n'est le plus souvent qu'un état de détente qu'il faudrait nécessairement atteindre. Il faut se promener pour rien. De la même façon qu'il faut écrire pour rien et surtout pas pour écrire un livre. Même si je ne bouge pas, je sais que le nomade demeure nomade, que la fatigue et même la lassitude n'entravent pas le voyage et que le livre est encombrant, quand je trouve ici, dans cette absence de but, cette légèreté qui, au plus près, s'approche de la liberté.

Gustav
Il n'en est pas moins vrai que je me promène car je pense que le monde existe et que si je vais vers un monument inscrit dans les guides, je vais finir par le trouver. Or, il est pourtant vrai qu'il est pourtant vrai qu'il n'en est pas moins vrai que je peux aussi craindre ce qui n'existe nulle part... et que monument il n'y ait et que promenade il n'y ait donc plus. Mais il s'agit surtout de passer le temps.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000

Nous n'avons pas le choix. On n'y arrivera pas. On ne fait rien. Le monde fait pour nous, il fait à notre place, il fait nos désirs, ils les provoque et puis les assouvit parfois et se repaît de notre frustration.
Il est pourtant vrai qu'il est pourtant vrai qu'il n'en est pas moins vrai que je peux aussi craindre ce qui n'existe nulle part...











2011 2010








Je ne me promenais jamais. Et puis je sais que le nomade demeure nomade, que la fatigue et même la lassitude n'entravent pas le voyage et que le livre est encombrant quand je trouve ici cette légèreté qui, au plus près, s'approche de la liberté.