Diégèse  dimanche 11 mars 2012



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Ce qui s'écrit
Daniel Je fais le touriste à Subiaco et je suis resté longtemps devant une image du Pape Innocent III, dont le visage trahit tout, sauf l'innocence.
Et je me souviens être venu à Subiaco. C'était au mois de mars, déjà et je pensais alors écrire de la poésie. Je n'ai pas écrit de poésie. Dans la société de production de masse des biens culturels, ce qui semble poétique relève de l'image bucolique du feuilleton télévisé et les recherches d'un Mallarmé mort depuis plus de 110 ans semblent encore bien audacieuses à la marchandisation du "poétique", au formatage des goûts et des consciences. C'est pourquoi je pense désormais que c'est le lecteur qui fabrique la poésie.
Pourtant parfois, il y a une voix qui dit cela, que c'est de la poésie. Mais s'il y a une voix, c'est une voix qui chuchote, qui chuchote dans une oreille pendant qu'à l'autre oreille vrombissent les bruits de la vie.
Je pense encore à toi parfois mais Subiaco est là désormais et prend la place de tous les baisers, de toutes les tendresses.
Tu m'as rappelé une fois, il y a quelque temps mais il était trop tard pour que je puisse pardonne ta négligence.

Mathieu
Et pour celui qui n'écrit pas et qui n'a pas de nostalgie, ce séjour à Subiaco n'apporte que de l'ennui.

Noëmie
On pense parfois que l'on s'ennuie mais c'est tout autre chose car l'ennui, c'est d'abord du manque, c'est d'abord le manque.

Gustav
Nous étions déjà venus ?

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Mais Subiaco est là désormais et prend la place de tous les baisers, de toutes les tendresses. C'était au mois de mars, déjà.
S'il y a une voix, c'est une voix qui chuchote, qui chuchote dans une oreille...


Je suis resté longtemps devant cette image de pape à Subiaco, dont le visage trahit tout, sauf l'innocence ...

... mais il était trop tard pour que je puisse pardonner ta négligence.







2011 2010







Je pense que c'est le lecteur qui fabrique la poésie. Dans la société de production de masse des biens culturels, ce qui semble poétique relève de l'image bucolique du feuilleton télévisé et les recherches d'un Mallarmé mort depuis plus de 110 ans semblent encore bien audacieuses à la marchandisation du "poétique", au formatage des goûts et des consciences.