Diégèse  mercredi 14 mars 2012



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Ce qui s'écrit
Mathieu Nous avons chaque année toujours la même impatience à trouver le printemps, cette impatience à ressentir le printemps, cette impatience à le déclarer ; car le printemps est une déclaration, cette déclaration incertaine du temps qui passe et qui pourrait aller ici ou là et qui va toujours au même endroit.
Nous suivons ce même itinéraire, qui nous fait nous arrêter parfois tous les quarante kilomètres et passer la nuit là, si près de là où nous étions la veille et pourtant dans l'impossibilité de revenir en arrière, comme dans la vie, comme dans le temps.


Noëmie Et pourtant nous pouvions. Il suffisait de faire demi tour. Et puis je trouve que l'on exagère beaucoup l'importance que prend le retour du printemps chaque année. Certes, il s'agit du retour de la lumière, qui aurait tant manqué, qui manque tant, mais ma lumière naturelle, à moi, ce sont les autres réunis autour de la flamme de l'échange.

Gustav
Amen... En tout cas, ce n'est pas vraiment le printemps. Pas encore. Et puis moi j'aime le froid car c'est le froid qui aide à demeurer. Dans toutes ces promenades dans les villes du nord de l'Italie, je me rappelle bien le froid des places pavées... C'est cela qui reste en moi, un froid intense et créatif.

Daniel C'est bon signe que les personnages parlent du printemps, qu'ils en discutent même s'il n'est pas certain qu'ils puissent se soucier du printemps, s'en soucier vraiment, et qu'ils sachent ce qu'est le printemps, qu'ils le sachent mieux que nous, plus précisément... Or, nous devons avouer que nous ne savons rien du printemps.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je me rappelle parfois le froid qui aide à demeurer. Mais ce n'est pas vraiment le printemps.
Mais il n'est pas certain que les personnages puissent se soucier du printemps, qu'ils sachent ce qu'est le printemps, qu'ils le sachent mieux que nous, plus précisément...
... et ma lumière naturelle, ce sont les autres réunis autour de la flamme de l'échange.

... et je me rappelle bien le froid des places pavées...








2011 2010








Nous suivions l'itinéraire, nous arrêtant parfois tous les quarante kilomètres et passant la nuit là, si près de là où nous étions la veille et pourtant dans l'impossibilité de revenir en arrière, comme dans la vie, comme dans le temps. Et pourtant nous pouvions. Je retiens l'impatience à trouver le printemps, l'impatience à ressentir le printemps, l'impatience à le déclarer ; car le printemps est une déclaration, cette déclaration incertaine du temps qui passe et qui pourrait aller ici ou là.