Diégèse  jeudi 4 octobre 2012



ce travail est commencé depuis 4661 jours et son auteur est en vie depuis 19114 jours (2 x 19 x 503 jours) 2012

ce qui représente 24,3853% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain






Ce qui s'écrit
Daniel
J'ai très envie de dormir car lorsque je dors, parfois, un peu, en voyage, j'oublie les personnages et leur quête incessante d'écriture et j'arrive, parfois, un peu, en voyage, à me persuader qu'ils n'existent pas et que je ne leur dois rien. Alors ils partent sans moi et peu à peu ils s'éloignent de moi. Or, plus les personnages géographiquement s'éloignent du lieu supposé de la narration, qui est le lieu de l'auteur, qui est le lieu de l'écriture, plus ils m'apparaissent nets, autonomes, indépendants. J'aime cette indépendance et je la recherche car c'est le moment où, s'éloignant, les personnages reviennent vers le texte. Ce sont bien eux qui savent pourquoi il y a un texte. Il faut leur faire confiance.

Mathieu
Quand tu nous laisses partir, je sais que tu travailles. Tu ne nous contestes plus notre existence. Car quand tu écris, quand tu crois avoir besoin d'écrire pour que nous existions, en fait, tu nous nies.  Mais et je te comprends alors et pourrais-je arriver à te comprendre autrement que par cette contestation obstinée ?

Gustav
Nous existons davantage mais toi tu t'effaces, jouant le cache cache de ma mémoire engourdie. Je traverse le soir de la ville. Je suis seul et sans auteur. Je suis seul et sans amour.

Noëmie
Nous n'existons déjà que quelques minutes par jour, nous n'existons déjà que quelques mots par jour, il n'est pas nécessaire de nous oublier encore davantage.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Ce sont bien eux qui savent pourquoi il y a un texte... Je sais que tu travailles...
Nous n'existons déjà que quelques minutes par jour, nous n'existons déjà que quelques mots par jour...


... tu t'effaces, jouant le cache cache de ma mémoire engourdie. Pourrais-je arriver à te comprendre autrement que par cette contestation obstinée ? Je traverse le soir de la ville...








2011 2010








Lorsque je dors, parfois, un peu, en voyage, j'oublie les personnages et leur quête incessante d'écriture et j'arrive, parfois, un peu, en voyage, à me persuader qu'ils n'existent pas et que je ne leur dois rien. Plus les personnages géographiquement s'éloignent du lieu supposé de la narration, qui est le lieu de l'auteur, qui est le lieu de l'écriture, plus ils m'apparaissent nets, autonomes, indépendants.