Diégèse  samedi 6 octobre 2012



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L'atelier du texte demain






Ce qui s'écrit
Mathieu
Pour essayer de t'aider dans la quête de tes souvenirs, il m'est arrivé d'accrocher des souvenirs aux lampadaires des rues que je parcourais. Je voulais réparer tes souvenirs. La ville devenait un présentoir de souvenirs plus ou moins neufs, plus ou moins intéressants. Il y en avait pour tous les goûts, ou presque.

Gustav
Ça ne marche pas. C'est un problème que rien ne marche avec moi. Tes souvenirs accrochés demeuraient accrochés et nous reprenions notre destination.

Noëmie
Je n'ai encore aucune destination. Je suis littéralement un personnage sans destination. Parfois un sourire qui m'échappe... Même ce sourire, je ne sais pas à qui il est destiné.

Daniel
La question de la destination, en écriture, c'est comme la question du format. Dès que l'on pose la question du format, l'écriture est formatée. Dès que l'on pose la question de la destination, l'écriture se destine à la lecture. Car l'écriture s'échappe. Car l'écriture est ailleurs, juste ailleurs, juste un peu ailleurs. Il n'y aurait qu'un projet qui vaille, qui vaille vraiment : ce serait écrire jusqu'à ce qu'il ne reste rien de soi, qu'il y ait aucun reste, que tout devienne œuvre, que tout devienne l'œuvre, sans répit.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Dès que l'on pose la question du format, l'écriture est formatée. Je vais réparer tes souvenirs.
Car l'écriture est ailleurs, juste ailleurs, juste un peu ailleurs. Ça ne marche pas.

Je n'ai encore aucune destination. ... un sourire qui m'échappe...








2011 2010








Il m'est arrivé d'accrocher des souvenirs aux lampadaires des rues que je parcourais. ... ce serait écrire jusqu'à ce qu'il ne reste rien de soi, qu'il y ait aucun reste, que tout devienne œuvre, que tout devienne l'œuvre, sans répit.