Diégèse  mercredi 17 octobre 2012



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Ce qui s'écrit
Mathieu
J'ai longtemps considéré la littérature comme un voyage. Elle l'est pour le lecteur. Il arrive que le lecteur suive les pas des personnages. Alors, il se souvient des lieux où sont passés les personnages mais il lui arrive de les mêler avec ceux qu'il fréquentait alors qu'il lisait. La lecture en voyage est une source de mélange de souvenirs, une forme de brouillage des paysages, une sorte de déviation sinon de déviance.

Noëmie
Déviance, tu exagères... Nous sommes face à la mer. Hier, je me disais que je pourrais regarder la mer aujourd'hui. Je me disais que je serais face à la mer, désolée. Je suis face à la mer, désolée. Puis je me souviens que nous sommes à Pula. Nous sommes là à Pula. Je rigole.

Gustav
Pourtant le voyage est une offrande au temps et au paysage. Quant à la littérature, il suffit de l'oublier.

Daniel
Mais les personnages pourraient se souvenir. Ils pourraient aussi se souvenir. Moi , je ne me souviens de rien sinon du texte, de la forme du texte et je pourrais parfois ne retenir qu'une préciosité stylistique que j'avais oubliée et que j'oublierai encore certainement mais qui, au moment d'écrire, me semble soudain indispensable, comme contenant la quintessence modeste de l'écriture, de l'écrire, du désir d'écrire.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000

Pourtant le voyage est une offrande.
Les personnages pourraient se souvenir.



... face à la mer, désolée... ... je pourrai regarder la mer.








2011 2010








Le lecteur d'un récit se souvient des lieux où sont passés les personnages mais il lui arrive de les mêler avec ceux qu'il fréquentait alors qu'il lisait. Je pourrais ne retenir parfois qu'une préciosité stylistique que j'avais oubliée et que j'oublierai encore certainement mais qui, au moment d'écrire, me semble soudain indispensable, comme contenant la quintessence modeste de l'écriture, de l'écrire, du désir d'écrire.