Diégèse  mardi 23 octobre 2012



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Ce qui s'écrit
Mathieu
Je ne sais plus s'il s'agit de la mer ou d'un fleuve. Je ne vois pas de ville car il n'y a jamais vraiment de ville quand on longe une rivière, un fleuve et les berges deviennent alors les éléments du décor de la promenade. Les villages ont des noms bizarrement accentués. Je jouis de la toponymie et peu importe que les lieux soient imaginaires puisqu'il n'y a de lieu qu'imaginaire.

Gustav
C'est ainsi que les hommes ont fait des fleuves et des océans la métaphore du temps. Mais nous savons que le temps est ailleurs. Au plus intime de nous-même nous savons que le temps n'existe pas. Ainsi, ce que l'on nomme habituellement maturité se heurte à cette impression solide que l'on ne change pas.

Noëmie
Ce n'est plus possible, ce n'est plus possible, vraiment possible de continuer à lire ces propos sur le temps sans parler de l'amour. Et je me souviens m'être préparé à vieillir comme si je m'y préparais pour toi, désolée, malencontreuse et nourrie de tant d'impatience. Je me souviens vraiment. Le soir était avancé et montrait sa nonchalance. Il ne s'est rien passé.

Daniel
Je suis peut-être la synthèse des trois autres personnages. Je ne change pas, amoureux dans un temps immobile. J'écris.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je suis peut-être la synthèse des trois autres personnages. Nous savons que le temps est ailleurs.
Ce n'est plus possible, ce n'est plus possible, vraiment possible...
Pourtant, ce que l'on nomme habituellement maturité se heurte à cette impression solide que l'on ne change pas.

... comme si je m'y préparais pour toi, désolé, malencontreux et nourri de tant d'impatience. Le soir était avancé et montrait sa nonchalance...








2011 2010








Il n'y a jamais vraiment de ville quand on longe une rivière, un fleuve et les berges deviennent alors les éléments du décor de la promenade. Je jouis de la toponymie et peu importe que les lieux soient imaginaires puisqu'il n'y a de lieu qu'imaginaire.