Diégèse  jeudi 13 septembre 2012



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Ce qui s'écrit
Gustav
Je sais à quoi sert la mémoire car je mesure désormais dans les yeux de celles, de ceux que je croise, la préoccupation que leur apportent leurs souvenirs. Ces airs sombres, ces mines graves et la douleur parfois jusqu'à la crispation, c'est cela que provoquent ces bribes terribles de vie qui nous encombrent, qui les encombrent. J'espère que la mort, y aurait-il une vie éternelle, efface définitivement tous les souvenirs. En fait, c'est cela, je suis déjà mort.

Noëmie
Et si j'arrête de respirer, est-ce que je serai morte. J'essaye, j'attends. Il n'y a rien encore, que l'attente éperdue du cœur qui bat soudain trop vite, de ce poids sur la poitrine. Je suis déjà morte parce que je suis toujours un peu amoureuse.

Mathieu
Moi j'ai des souvenirs et je ne suis pas amoureux. Je vais jouer au vieux, en terrasse, à regarder passer les jeunesses sans aucun goût pour ces corps parés. Je sais que c'est de la complaisance à mon égard et que la vie de l'esprit ne se substitue pas à la vie du corps. Alors, du corps et de l'esprit, c'est sans doute dans la concomitance et la simultanéité qu'il faut trouver la réponse et rejoindre ainsi tous les philosophes et les prophètes qui ont prêché pour une nature unique de l'être vivant, à la fois sensation et intellection.

Daniel
Moi je ne suis pas mort mais je meurs et ce serait cela, l'écriture, approcher au plus près ce que pourrait être une expérience ontologique de la mort,sans mourir. En effet, l'art ne se cache pas dans son projet d'étaler des choses mortes afin de faire sentir ce que ce pourrait être "vraiment", et cela même dans ses compositions les plus heureuses en apparence. Je n'écris jamais autre chose et les autres non plus.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
L'art ne se cache pas dans son projet d'étaler des choses mortes afin de faire sentir ce que ce pourrait être "vraiment", et cela même dans ses compositions les plus heureuses en apparence. Et si j'arrête de respirer...
C'est de la complaisance.
C'est sans doute dans la concomitance et la simultanéité qu'il faut trouver la réponse et rejoindre ainsi tous les philosophes et les prophètes qui ont prêché pour une nature unique de l'être vivant, à la fois sensation et intellection...
... il n'y a rien encore... ... l'attente éperdue du cœur qui bat soudain trop vite, de ce poids sur la poitrine. Je vais jouer au vieux, en terrasse, à regarder passer les jeunesses sans aucun goût pour ces corps parés.








2011 2010








Je mesure désormais dans les yeux de celles, de ceux que je croise, la préoccupation que leur apportent leurs souvenirs. Ce serait cela, l'écriture, approcher au plus près ce que pourrait être une expérience ontologique de la mort,sans mourir.